Étude de cas centre VHU : mise en conformité des eaux
Un centre VHU lave ses pièces démontées sur les véhicules avec des détergents. Les eaux souillées sont rejetées dans le réseau eaux usées de la commune. De plus, le site rejette des eaux pluviales chargées en hydrocarbures et ne dispose pas de solution pour confiner les eaux polluées d’extinction en cas d’incendie. Voici la démarche d’INGETECH, chiffres à l’appui.
ICPE : Rubrique 2712 · Seine-Saint-Denis (93)
Tout d’abord, ce cas est illustratif : il est construit à partir de situations rencontrées. Ainsi, à la demande des clients, pour ce cas comme pour toutes les études de cas, le nom des sociétés n’est jamais cité et la région est modifiée afin qu’aucun site ne soit identifiable. En outre, les valeurs servent d’ordres de grandeur. Ne pas oublier que chaque site ICPE est unique.
Le contexte
Le contexte de l’étude de cas centre VHU : lavage et détergents
Tout d’abord, cette étude de cas centre VHU décrit un site ICPE agréé, situé en Seine-Saint-Denis. En effet, il reçoit environ 1 000 véhicules par an sur 6 000 m² de plateforme imperméabilisée. Ainsi, l’exploitant lave des pièces avec des détergents sur une aire de lavage. Par ailleurs, une campagne d’analyses a révélé trois écarts.
Localisation : Seine-Saint-Denis (93)
ÉCART 1
Détergents
En effet, les tensioactifs émulsionnent les huiles et l’EDTA complexe les métaux. Par conséquent, la décantation seule ne les retient plus.
ÉCART 2
Rejets pluviaux
Ainsi, les hydrocarbures atteignent 12 mg/L pour 5 mg/L admis. De plus, la DCO atteint 260 mg/L pour 125 mg/L.
ÉCART 3
Incendie
Par ailleurs, aucun bassin ne confine les eaux d’extinction. En outre, aucune vanne d’obturation ne ferme le rejet.
La réglementation
La réglementation applicable à un centre VHU
Tout d’abord, dans cette étude de cas d’un centre VHU agréé, la rubrique 2712-1 vise l’entreposage, la dépollution, le démontage et le découpage de véhicules hors d’usage. Ensuite, le régime dépend de la surface : enregistrement à partir de 100 m², déclaration en dessous. Enfin, l’arrêté préfectoral peut renforcer ces prescriptions.
Les textes à connaître
- Tout d’abord, l’arrêté du 26 novembre 2012 : prescriptions générales de la rubrique 2712-1 (réseaux, séparateurs, rétention, confinement).
- Ensuite, pour le rejet au milieu naturel : MES 35 mg/L, DCO 125 mg/L, DBO5 30 mg/L, hydrocarbures 5 mg/L, métaux totaux 15 mg/L.
- De plus, l’arrêté du 2 mai 2012 : agrément des exploitants de centres VHU.
- Enfin, les documents techniques D9 et D9A : besoin en eau d’incendie et volume de confinement.
Références : arrêté du 26 novembre 2012 sur Légifrance · texte consolidé sur AIDA · notre page Mise en conformité des centres VHU. Cependant, ces repères ne remplacent pas votre arrêté préfectoral. Par ailleurs, les seuils évoluent : vérifiez toujours la version en vigueur.
Les enjeux
Les enjeux de l’eau pour un Centre VHU
Dans ce contexte, trois problèmes reviennent pour cette étude de cas de centre VHU comme souvent constaté dans la profession. Ainsi, chacun de ces enjeux de l’étude de cas centre VHU appelle une réponse distincte.
ENJEU 1
Pollution chronique
En effet, les eaux de pluie ruissellent et lessivent huiles, carburants, métaux et particules sur les zones de stockage imperméables.
ENJEU 2
Détergents : tensioactifs et EDTA
Par exemple, les tensioactifs moussent et nuisent à la vie aquatique. De plus, l’EDTA est peu biodégradable et remobilise les métaux.
ENJEU 3
Pollution accidentelle
En effet, une fuite de réservoir, un véhicule incendié ou un incendie mal maitrisé peuvent polluer le milieu. Par conséquent, le confinement est indispensable.
Les solutions
Les solutions INGETECH de l’étude de cas Centre VHU
Tout d’abord, pour cette étude de cas centre VHU, INGETECH a réalisé une étude technico-économique : diagnostic des réseaux, campagne d’analyses et comparaison des solutions. Dans un même temps, l’étude a proposé de réduire les détergents à la source : produits biodégradables sans EDTA, dosage automatique et prélavage haute pression. Ensuite, elle a dimensionné une filière : bassin tampon, relevage à débit régulé, décantation lamellaire, séparation des hydrocarbures par coalescence et filtration finale sur charbon actif. Par ailleurs, le dossier de subvention auprès de l’Agence de l’eau Seine-Normandie a été monté, accompagné d’un mémoire technique sous réserve d’éligibilité. Enfin, INGETECH a assuré la maîtrise d’œuvre pour la mise en place des solutions proposées.

Les missions d’INGETECH
- Tout d’abord, étude technico-économique et campagne d’analyses
- Ensuite, substitution des détergents et dosage
- De plus, bassin tampon et confinement D9A
- Par ailleurs, poste de relevage à débit régulé
- En outre, décantation, coalescence et charbon actif
- Ensuite, dossiers de subvention Agence de l’eau
- Ensuite, maîtrise d’œuvre des travaux de mise en place
- Enfin, contrôle des rejets par laboratoire COFRAC
Schéma et synoptique
La filière de traitement des eaux de l’étude de cas centre VHU
Ainsi, le schéma ci-dessous montre le parcours de l’eau dans cette étude de cas centre VHU. Par ailleurs, le synoptique décrit la fonction de chaque ouvrage.
- 1. CollecteAinsi, surface active de 5 400 m² en réseau séparatif.
- 2. DégrillageEnsuite, regards et dégrilleur contre les déchets.
- 3. Bassin tamponPar ailleurs, 220 m³ pour la pluie et le confinement D9A.
- 4. RelevageDe plus, pompes à débit régulé en sortie de bassin.
- 5. DécantationEn outre, décanteur lamellaire en amont du séparateur.
- 6. CoalescenceEnsuite, séparateur d’hydrocarbures avec obturateur.
- 7. Charbon actifEnfin, adsorption des tensioactifs résiduels.
- 8. Contrôle et rejetAinsi, mesures, vanne de confinement puis rejet.
Les chiffres
Les chiffres de l’étude de cas centre VHU avant et après travaux
Tout d’abord, le bilan massique de cette étude de cas centre VHU se calcule ainsi : volume annuel = surface × pluviométrie × coefficient de ruissellement, plus les eaux de lavage. Ainsi, 6 000 m² × 0,64 m × 0,9 donnent 3 456 m³, auxquels s’ajoutent 480 m³ d’eau de lavage, soit 3 936 m³ par an. Ensuite, la masse en kilogrammes vaut la concentration en mg/L × le volume en m³ ÷ 1 000.
Bilan massique de la pollution rejetée
| Paramètre | Limite | Avant | Masse avant | Après (COFRAC) | Masse après | Gain |
|---|---|---|---|---|---|---|
| MES | 35 mg/L | 180 mg/L | 709 kg/an | 14 mg/L | 55 kg/an | −92 % |
| DCO | 125 mg/L | 260 mg/L | 1 023 kg/an | 62 mg/L | 244 kg/an | −76 % |
| Hydrocarbures | 5 mg/L | 12 mg/L | 47 kg/an | 0,8 mg/L | 3 kg/an | −93 % |
| Tensioactifs | selon arrêté | 3,5 mg/L | 14 kg/an | 0,3 mg/L | 1 kg/an | −91 % |
| EDTA | — | 0,9 mg/L | 3,5 kg/an | 0,1 mg/L | 0,4 kg/an | −89 % |
−92 %
de MES rejetées
−93 %
d’hydrocarbures
−91 %
de tensioactifs
Ainsi, la filière évite chaque année environ 654 kg de MES, 779 kg de DCO, 44 kg d’hydrocarbures, 13 kg de tensioactifs et 3 kg d’EDTA. En outre, les analyses d’un laboratoire COFRAC après travaux confirment le respect des limites.
Chaque site ICPE est unique
En effet, la pluviométrie, la surface, l’exutoire et l’arrêté préfectoral changent d’un site à l’autre. De plus, le nom des sociétés n’est jamais cité et la région est modifiée dans toutes les études de cas. Ainsi, les chiffres de cette étude de cas centre VHU n’ont qu’une valeur d’illustration. Par conséquent, INGETECH dimensionne chaque solution à partir de mesures propres à votre site.
INGETECH Solutions · Bureau d’études Eau / ICPE
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Tout d’abord, décrivez-nous votre activité, vos rejets et votre exutoire. Ensuite, nous cadrons les mesures et les solutions à étudier.


