Étude d’acceptabilité · Rejets aqueux · ICPE et IOTA
Étude de compatibilité des rejets aqueux : démontrez l’acceptabilité de votre rejet pour le milieu naturel
Une étude de compatibilité des rejets aqueux vérifie que le milieu récepteur accepte le débit et la charge polluante de votre rejet. Ainsi, INGETECH démontre l’absence de dégradation, au-delà du simple respect des VLE.
- Calcul de dilution au débit d’étiage
- Compatibilité DCE, SDAGE et SAGE
- Ingénierie qualifiée OPQIBI

Pourquoi une étude de compatibilité des rejets aqueux ?
Une installation peut respecter ses valeurs limites d’émission, ou VLE, et peser pourtant trop sur le cours d’eau. En effet, une même concentration n’a pas le même effet dans un grand fleuve et dans un petit ruisseau. Ainsi, le respect des VLE ne suffit pas toujours à démontrer l’absence d’impact.
L’arrêté regarde la sortie du site
- Une concentration maximale, en mg/L
- Un flux maximal, en kg par jour
- Un rendement minimal du traitement
- Une fréquence d’autosurveillance
Le milieu regarde ce qu’il reçoit
- Le débit du cours d’eau, surtout à l’étiage
- La qualité déjà présente en amont
- L’état écologique et chimique de la masse d’eau
- Les objectifs du SDAGE et du SAGE
C’est pourquoi l’administration demande parfois une étude de compatibilité. Elle porte d’ailleurs d’autres noms :
Étude de compatibilité des rejets aqueux : le principe du calcul de mélange
Le principe repose sur la conservation des débits et des flux. Concrètement, on mélange le rejet avec le cours d’eau, puis on compare le résultat aux objectifs de qualité.
Débit et concentration, d’abord en scénario réaliste, ensuite en scénario majorant.
Débit d’étiage QMNA5, car la dilution y est la plus faible, avec la qualité mesurée en amont.
Cette valeur se compare ensuite au bon état, aux NQE et aux objectifs du SDAGE.
Flux = C × Q. Ainsi, un effluent peu concentré mais très abondant peut représenter un flux important.
C’est le débit mensuel minimal annuel qui n’est pas dépassé une année sur cinq. Donc il simule un étiage défavorable.
Cette norme de qualité environnementale est une concentration à ne pas dépasser, afin de protéger le milieu et la santé.
Le schéma est simple à écrire. En revanche, tout se joue dans les données d’entrée : débit d’étiage représentatif, qualité amont mesurée, limites de quantification et scénarios majorants. Ainsi, une donnée mal choisie fausse le verdict, et l’expérience du bureau d’études fait la différence.
Cadre réglementaire de l’étude de compatibilité des rejets aqueux
Les textes s’emboîtent, de l’Europe jusqu’à votre arrêté. Ainsi, l’étude doit démontrer la compatibilité à chaque niveau.
La directive 2000/60/CE fixe l’objectif de bon état des masses d’eau et impose de prévenir leur détérioration. De plus, la directive 2008/105/CE établit les normes de qualité environnementale (NQE).
L’article L.211-1 pose la gestion équilibrée et durable de la ressource en eau. Par ailleurs, l’arrêté du 25 janvier 2010 définit les critères d’état écologique et chimique. Enfin, les rubriques 2.2.1.0 et 2.2.3.0 de l’article R.214-1 encadrent les rejets en eaux superficielles.
Selon l’article L.212-1, les décisions administratives dans le domaine de l’eau doivent être compatibles avec le SDAGE. Ainsi, il fixe l’objectif d’état de chaque masse d’eau, et le SAGE le décline localement.
Il fixe vos VLE et votre autosurveillance, puis des valeurs plus strictes si le milieu l’exige. De plus, le réexamen des sites soumis à la directive IED s’appuie sur la directive 2010/75/UE.
« Les programmes et les décisions administratives dans le domaine de l’eau doivent être compatibles ou rendus compatibles avec les dispositions des schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux. »
Code de l’environnement, article L.212-1
Retrouvez les SDAGE de chaque bassin sur Gest’eau, et les textes officiels sur Légifrance.
Quand lancer une étude de compatibilité des rejets aqueux ?
Autrement dit, l’étude se lance dès la phase de faisabilité. En effet, elle vérifie que le milieu dispose d’une capacité suffisante avant de figer la conception.
- Rejet direct dans un cours d’eau, un fossé ou un plan d’eau
- Rejet d’eaux pluviales potentiellement polluées
- Création d’une station de traitement interne
- Hausse de la production ou du débit rejeté
- Changement de procédé ou de matières premières
- Nouveau polluant ou nouveau point de rejet
- Autosurveillance révélant des flux importants
- Cours d’eau dégradé ou substance dangereuse détectée
- Dossier d’autorisation ou de porter à connaissance incomplet
- Adéquation entre niveaux d’émission, performances et milieu
- Rejet vers une station d’épuration : la dilution n’est pas un traitement
- Convention de déversement et capacité de la station
Par ailleurs, un rejet vers une station d’épuration n’exonère pas toujours d’analyse. En effet, il faut vérifier le devenir des micropolluants et l’impact final de la station sur le milieu.
La méthode de l’étude de compatibilité des rejets aqueux en 7 étapes
Ainsi, chaque conclusion repose sur des données tracées et des hypothèses assumées.
D’abord, nous collectons débits, concentrations et flux, puis nous bâtissons un scénario réaliste et un scénario majorant.
Ensuite, le QMNA5 provient de la Banque Hydro, d’une transposition ou de mesures.
Nous identifions la masse d’eau, son code SANDRE, son état, ses objectifs et les usages sensibles en aval.
Puis nous retenons des données représentatives de la période et du débit étudiés.
Ainsi, nous obtenons la concentration théorique en aval, paramètre par paramètre.
Enfin, nous comparons le résultat au bon état, aux NQE, au SDAGE et au SAGE.
Par conséquent, nous proposons des concentrations, des flux maximaux et un suivi proportionnés au milieu.
Un mémoire clair et argumenté, donc directement exploitable face à la DREAL.
Pour certaines substances, une marge de sécurité peut aussi être convenue avec la DREAL.
Que faire si le rejet aqueux n’est pas compatible avec le milieu ?
Dans ce cas, INGETECH étudie d’abord les solutions de réduction. Ensuite, nous comparons leur efficacité et leur coût.


Par exemple, substitution de produits, séparation des effluents concentrés, circuit fermé ou réutilisation de l’eau.
Ainsi, décantation, physico-chimie, biologie, filtration, charbon actif, membranes ou traitement tertiaire peuvent s’ajouter.
De plus, le rejet peut être stocké, étalé dans le temps ou modulé selon le débit du cours d’eau.
Enfin, un autre exutoire, un raccordement collectif ou une réutilisation interne peuvent convenir.
Le choix d’une solution de traitement ne se fait qu’à l’issue d’une étude technico-économique. Ainsi, vous comparez les options et leur coût avec des arguments justifiés. De plus, la majorité de nos études sont éligibles aux subventions des Agences de l’Eau, mais la demande doit précéder toute commande.
Pourquoi confier votre étude de compatibilité des rejets aqueux à INGETECH ?
Nous maîtrisons la réglementation ICPE, la nomenclature IOTA et les ouvrages de traitement. Ainsi, l’étude reste fidèle au fonctionnement réel de votre site.
En effet, nous croisons concentrations, débits, étiage et variations de production. Ainsi, nous mesurons la capacité réelle du milieu.
Par conséquent, vous obtenez des VLE adaptées, des flux maximaux, un programme de surveillance et des réponses aux demandes de la DREAL.
De plus, chaque étude s’adapte au bassin, au SDAGE, au SAGE et à la DREAL compétente, avec un calendrier réaliste.

INGETECH est un bureau d’études indépendant, créé en 2014. Son ingénierie est qualifiée OPQIBI 0803 (étude d’assainissement et de protection des milieux récepteurs, certificat n° 23 12 5431), et il a mené de bout en bout, pour ses clients, deux projets récompensés par l’Agence de l’Eau Seine-Normandie en 2019 et 2021 (trophées remis aux maîtres d’ouvrage). Ainsi, vous confiez votre dossier à un spécialiste reconnu de l’eau en ICPE.
Les mots simples de l’étude de compatibilité
Ces termes peuvent sembler techniques. Voici donc leur sens, sans jargon.
- VLE
- Valeurs limites d’émission : concentrations ou flux maximaux que le rejet ne doit pas dépasser.
- NQE
- Norme de qualité environnementale : concentration d’une substance à ne pas dépasser dans l’eau, afin de protéger le milieu et la santé.
- QMNA5
- Débit mensuel minimal annuel de fréquence quinquennale sèche. Ainsi, il représente un étiage défavorable.
- Étiage
- Niveau le plus bas d’un cours d’eau, généralement en été. Ainsi, la dilution y est la plus faible.
- Masse d’eau
- Portion de cours d’eau, de plan d’eau ou de nappe, évaluée comme une unité pour déterminer son état.
- SDAGE et SAGE
- Documents de planification de l’eau : le SDAGE couvre un grand bassin, tandis que le SAGE couvre une zone locale.
- IOTA
- Installations, ouvrages, travaux et activités soumis à la loi sur l’eau, selon la nomenclature de l’article R.214-1.
- Code SANDRE
- Identifiant national d’une masse d’eau. Ainsi, il permet de retrouver ses données officielles.
Questions fréquentes sur l’étude de compatibilité des rejets aqueux
Le respect des VLE prouve-t-il la compatibilité du rejet ?
Non. Une analyse conforme démontre que le rejet respecte les valeurs fixées à la date du prélèvement. En revanche, elle ne démontre pas que le milieu récepteur accepte le flux sans dégradation.
Quelle différence entre concentration et flux ?
La concentration exprime la quantité de polluant par volume d’eau, généralement en mg/L. Le flux exprime la masse rejetée sur une durée donnée : flux = C × Q. Ainsi, un effluent peu concentré mais très abondant peut représenter un flux important.
Pourquoi utiliser le QMNA5 dans l’étude de compatibilité des rejets aqueux ?
Le QMNA5 représente un étiage défavorable. Donc il permet d’analyser le rejet lorsque le pouvoir de dilution du cours d’eau est faible.
Un fossé est-il concerné par l’étude ?
Oui, potentiellement. Il faut déterminer si le fossé rejoint un cours d’eau, une zone humide, un plan d’eau ou une nappe, puis analyser le cheminement réel des eaux.
La nomenclature IOTA s’applique-t-elle automatiquement ?
Non. Son application dépend de la nature du rejet, des exclusions de la rubrique et des flux comparés aux niveaux de référence. Ensuite, l’articulation avec le régime ICPE est examinée pour chaque projet.
Que faire si le cours d’eau est déjà dégradé ?
La situation est sensible. En effet, le nouveau rejet ne doit pas compromettre l’atteinte des objectifs ni aggraver la dégradation. Par conséquent, des réductions renforcées, des mesures compensatoires ou une autre solution de rejet peuvent être nécessaires.
Une étude de compatibilité des rejets aqueux peut-elle appuyer un dossier IOTA ?
Oui. Elle peut constituer un volet technique d’une déclaration IOTA, d’une autorisation environnementale, d’une étude d’incidence ou d’une étude d’impact.
INGETECH répond-il aux demandes de compléments de la DREAL ?
Oui. Nous reprenons les données existantes, nous vérifions les hypothèses et nous complétons la caractérisation du milieu. Ensuite, nous actualisons les calculs et nous préparons un mémoire de réponse argumenté.
Une étude de compatibilité des rejets aqueux à lancer sur votre site ?
Parlons-en. Ensuite, nous vous indiquons les données utiles, le calendrier et les subventions possibles.

