CONTACT
Site industriel au lever du soleil, avec bassin et ouvrage de traitement d’eau, où s’intègre un bassin de régulation et de confinement

Conception, plans et suivi de réalisation

Bassin de régulation des eaux pluviales et de confinement des eaux polluées : conçu par INGETECH

Un seul ouvrage peut ralentir la pluie avant son rejet et retenir les eaux d’extinction après un incendie. INGETECH le dimensionne pour votre site et votre arrêté, puis dessine ses plans et son ouvrage de sortie.

2 fonctionsréguler la pluie, confiner les eaux polluées
1 ouvrage de sortieorifice calibré et vanne d’isolement
Calcul D9Avolume des eaux d’extinction
4 planscoupe, vue de dessus, sortie, principe

En bref

Quoi
Un bassin étanche qui retient la pluie pour la rejeter lentement, et qui garde sur site les eaux polluées d’un incendie.
Pour qui
Les exploitants de sites ICPE : industrie, logistique, recyclage et centres VHU, agroalimentaire.
Pourquoi
Respecter le débit de fuite imposé et empêcher les eaux d’extinction de rejoindre le milieu naturel.
Textes
Votre arrêté, la nomenclature de la loi sur l’eau (rubrique 2.1.5.0) et le guide D9A pour le volume de confinement.
Livrables
Note de dimensionnement, plans du bassin et de l’ouvrage de sortie, schéma de principe.
Suite
Maîtrise d’œuvre, ou conception-réalisation si vous voulez un contractant unique.

Définition

Qu’est-ce qu’un bassin de régulation et de confinement ?

C’est un bassin étanche qui remplit deux rôles. Par temps de pluie, il stocke l’eau puis la laisse partir à faible débit. En revanche, en cas d’incendie, il garde sur le site les eaux polluées.

D’abord, le rôle de régulation répond à la loi sur l’eau. En effet, un site qui imperméabilise ses surfaces fait arriver la pluie plus vite et plus fort vers le réseau. Le bassin limite donc le débit rejeté au débit de fuite autorisé.

Ensuite, le rôle de confinement répond au risque d’incendie. En effet, l’eau des lances se charge de suies, d’hydrocarbures et de métaux. Une vanne ferme alors la sortie, et les eaux restent dans le bassin jusqu’à leur analyse. Ainsi, pour le volume, nous suivons le calcul D9A.

Ce que le bassin fait pour vous

  • Il respecte le débit de fuite fixé pour votre rejet
  • Il retient les eaux d’extinction et la pluie du sinistre
  • Ainsi, il laisse le temps d’analyser les eaux avant tout rejet
  • Il protège le sol, le réseau et le milieu naturel
  • Enfin, il se contrôle simplement : niveaux, vanne, regard de prélèvement

Pour quels sites

Où un bassin de régulation et de confinement s’impose-t-il ?

En général, dès qu’un site ICPE imperméabilise de grandes surfaces et stocke des matières qui peuvent brûler ou polluer. Dans ce cas, votre arrêté préfectoral précise l’obligation.

Entrepôts et plateformes logistiques

Par exemple, les grandes toitures et les voiries produisent beaucoup d’eau de pluie. De plus, les stocks combustibles exigent un confinement des eaux d’extinction.

Calcul D9AGrandes surfaces

Centres VHU et recyclage

Les aires de stockage, les huiles et les hydrocarbures rendent l’eau de ruissellement et l’eau d’extinction polluantes. Ainsi, le bassin retient l’une et l’autre avant tout traitement.

HydrocarburesAires étanches

Industrie et ateliers

Par exemple, les eaux de pluie des cours et des quais se mêlent parfois à des fuites de process. Un bassin de régulation permet donc de maîtriser le rejet.

Débit de fuiteRejet maîtrisé

Agroalimentaire

Les bâtiments étendus et les stockages de matières organiques demandent à la fois une régulation de la pluie et un confinement des eaux d’incendie.

RégulationConfinement

Stockages de liquides

Par exemple, un stockage de liquides inflammables ou polluants impose souvent une rétention. Dans ce cas, le bassin reçoit aussi l’eau des secours.

RétentionEaux d’extinction

Extension d’un site existant

Par exemple, une nouvelle toiture ou une nouvelle voirie augmente le ruissellement. Ainsi, le bassin compense l’imperméabilisation ajoutée, et le dossier ICPE le démontre.

Porter à connaissanceCompensation

Choisir

Un bassin pour la pluie, pour l’incendie, ou pour les deux ?

En effet, le bon montage dépend de votre arrêté, de la place disponible et du réseau de rejet. C’est pourquoi nous le tranchons avec vous avant de dessiner.

Montage Principe Atout Point d’attention
Régulation seule Un bassin retient la pluie et la restitue au débit de fuite. Un autre ouvrage confine les eaux d’extinction. Deux fonctions séparées, simples à exploiter Deux ouvrages et deux emprises à prévoir
Confinement seul Une rétention garde les eaux d’extinction. La pluie suit son propre réseau, régulé ailleurs. Ouvrage compact, dédié au risque d’incendie Tenir la rétention vide et l’isoler des eaux pluviales courantes
Bassin mixte Un seul bassin régule la pluie et confine les eaux polluées, avec une vanne sur la sortie. Une seule emprise, un seul ouvrage de sortie Démontrer que les volumes s’additionnent ou se mutualisent, et garder la vanne fiable

Nos plans

Quatre plans de principe INGETECH

Ces schémas sont dessinés par INGETECH. Ils montrent donc les éléments du bassin qui se choisissent sur mesure : volumes, étanchéité, dégrillages, ouvrage de sortie, vanne et poste de relevage. Pour chaque projet, nous établissons ensuite les plans cotés de votre site.

Plan 1Coupe du bassin de régulation et de confinement
Coupe d’un bassin de régulation des eaux pluviales et de confinement des eaux polluées : arrivée, bassin étanche, volumes de régulation et de confinement, surverse, dégrillage amont, ouvrage de sortie avec grille, orifice calibré et vanne d’isolement, poste de relevage vers la dépollutionCOUPE A-A(schéma de principe, hors échelle)NPHE : niveau de la nappe au plus haut(le radier reste au-dessus, avec une marge à vérifier)Niveau du solVers ladépollutionFond de forme, défini par l’étude géotechniqueV1V2revancheProfondeur selon les étudesRadier : pente douce vers l’ouvrageLongueur et largeur selon le volume à retenir1234568971011
  1. Arrivée des eaux pluviales, avec dissipation d’énergie à l’entrée du bassin
  2. Dégrillage ou filtre en amont du bassin : il retient les déchets et les flottants avant le bassin
  3. Étanchéité du radier et des talus : géomembrane étanche, ou béton selon la nappe et l’étude
  4. Volume de régulation (V1) : il retient la pluie de projet et la restitue au débit de fuite autorisé
  5. Volume de confinement (V2) : il retient les eaux d’extinction et la pluie, selon le calcul D9A
  6. Surverse de sécurité, au-dessus du volume de confinement, pour une pluie supérieure à celle de projet
  7. Dégrillage ou filtre en sortie du bassin : il protège l’orifice calibré du colmatage
  8. Ouvrage de sortie en béton ou en polyester, avec ses organes hydrauliques
  9. Orifice calibré : il fixe le débit de fuite vers l’aval
  10. Vanne d’isolement à commande automatique et manuelle : fermée, elle confine les eaux polluées
  11. Poste de relevage : ses pompes remontent l’eau, ce qui permet d’implanter la dépollution à faible profondeur

Schéma de principe INGETECH, non contractuel. Les volumes V1 et V2 s’additionnent, ou se mutualisent si le calcul le démontre. Les dimensions se définissent après les études géotechnique et hydraulique.

Plan 2Bassin en vue de dessus
Vue en plan d’un bassin de régulation et de confinement : surfaces drainées, arrivée, bassin étanche, rampe d’accès, dégrillages amont et aval, surverse, ouvrage de sortie avec vanne, coffret de commande, poste de relevage, équipement de dépollution et regard de prélèvementVUE EN PLAN(schéma de principe, hors échelle)Surfaces du siteRadierVoie d’accès pour le curage et l’entretienVers rejetDétection incendieAALongueur selon le volume à retenirLargeur selon le volume123456789101112
  1. Surfaces du site drainées vers le bassin : toitures, voiries, aires de stockage
  2. Arrivée des eaux par le réseau, avec dissipation d’énergie à l’entrée du bassin
  3. Dégrillage ou filtre en amont du bassin, sur l’arrivée des eaux
  4. Bassin étanche : talus, radier à pente douce et géomembrane étanche (ou béton)
  5. Rampe d’accès, pour le curage et l’entretien du bassin
  6. Surverse de sécurité, vers l’ouvrage de sortie
  7. Dégrillage ou filtre en sortie du bassin, avant l’orifice calibré
  8. Ouvrage de sortie : orifice calibré et vanne d’isolement
  9. Coffret de commande de la vanne, relié à la détection incendie
  10. Poste de relevage : il remonte l’eau vers la dépollution
  11. Équipement ou filière de dépollution de l’eau avant rejet, défini selon la pollution à abattre
  12. Regard de prélèvement, avant le rejet

Schéma de principe INGETECH, non contractuel. La forme du bassin s’adapte à votre terrain et à votre arrêté.

Plan 3Ouvrage de sortie : temps sec, pluie et incendie
Ouvrage de sortie d’un bassin de régulation et de confinement dans trois états : temps sec, pluie avec débit régulé par l’orifice, incendie avec vanne fermée et eaux polluées confinéesA. Temps secBassin videN1N2Vanne OUVERTEPas d’écoulement.La vanne reste prête à fermer.B. PluieRégulation du débit de fuiteN1N2Vanne OUVERTEL’orifice limite le débit vers l’aval.Le bassin se vide ensuite lentement.C. IncendieConfinement des eaux polluéesN1N2Vanne FERMÉELa vanne se ferme : rien ne part au rejet.Les eaux sont analysées, puis traitéesou évacuées en centre de traitement agréé.1234567
  1. Orifice calibré : il limite le débit de fuite vers l’aval
  2. Vanne d’isolement : ouverte par temps sec et par temps de pluie, fermée en cas d’incendie
  3. Actionneur de la vanne, commandé par la détection incendie ou à la main
  4. Surverse de sécurité : elle évacue une pluie supérieure à celle de projet
  5. Niveau N1 : le volume de régulation est plein
  6. Niveau N2 : le volume de confinement est plein
  7. Grille de dégrillage à l’entrée de l’ouvrage : elle protège l’orifice du colmatage

Schéma de principe INGETECH, non contractuel. La vanne ne règle pas le débit : l’orifice le fixe, et la vanne s’ouvre ou se ferme. Sa fermeture se règle selon votre arrêté et votre analyse des risques.

Plan 4Schéma de principe du fonctionnement
Schéma de principe d’un bassin de régulation et de confinement : surfaces du site, dégrillage amont, bassin avec volume de régulation et de confinement, dégrillage en sortie, ouvrage de sortie, poste de relevage, dépollution, regard de prélèvement et rejet ; en cas d’incendie, détection, fermeture de la vanne, confinement, analyses puis traitement sur site ou évacuationSCHÉMA DE PRINCIPE(fonctionnement du bassin)Surfaces du sitetoitures, voiries,aires de stockageV2 : confinementBassin étancheV1 : régulationOuvrage de sortieorifice calibré,vanne d’isolementPoste de relevagerelève l’eau versla dépollutionDépollutionéquipement oufilière de l’eauRegard deprélèvementcontrôle de l’eauRejetmilieu naturelou réseauSurverse de sécurité : pluie supérieure à celle de projetDétection incendiealarme ou commandemanuelleferme la vanneEaux d’extinctionconfinées dansle bassin (D9A)Analyses des eauxen laboratoireTraitement sur site, puis rejetÉvacuation en centre de traitement agrééTemps sec et pluieIncendieCas exceptionnel1234567891011
  1. Eaux pluviales du site, collectées par le réseau
  2. Dégrillage ou filtre en amont du bassin
  3. Bassin étanche : V1 pour la régulation, V2 pour le confinement
  4. Dégrillage ou filtre en sortie du bassin, qui protège l’orifice
  5. Ouvrage de sortie : l’orifice limite le débit, la vanne isole le bassin
  6. Poste de relevage : il remonte l’eau, car la sortie du bassin est basse et la dépollution serait trop profonde
  7. Équipement ou filière de dépollution de l’eau avant rejet, défini selon la pollution à abattre
  8. Regard de prélèvement : vous contrôlez l’eau avant le rejet
  9. Détection incendie : l’ordre de fermeture de la vanne est automatique ou manuel
  10. Eaux d’extinction confinées, analysées, puis traitées sur site ou évacuées en centre de traitement agréé
  11. Surverse de sécurité, pour une pluie supérieure à celle de projet

Schéma de principe INGETECH, non contractuel. Le fonctionnement exact se définit avec votre arrêté préfectoral et votre exploitation.

Conception

Comment INGETECH conçoit le bassin

D’abord, nous cherchons ce que le terrain permet. Ensuite, nous dimensionnons chaque volume et nous dessinons l’ouvrage de sortie, là où se jouent la régulation et le confinement.

Le volume de régulation (V1)

Il retient la pluie de projet, puis la restitue au débit de fuite. Nous le calculons à partir des surfaces, des coefficients de ruissellement, généralement ceux du SETRA, et des pluies locales.

Pluie de projetDébit de fuite

Le volume de confinement (V2)

Il retient les eaux d’extinction et la pluie qui tombe pendant le sinistre. Pour le calculer, nous appliquons le guide D9A, puis nous le comparons au volume de régulation.

Guide D9AEaux d’extinction

Le fond de forme et la nappe

Avant de dessiner, nous faisons réaliser une étude géologique et hydrogéologique. Elle donne ainsi le niveau des plus hautes eaux de la nappe (NPHE). Ensuite, une étude géotechnique définit le fond de forme.

NPHEÉtude géotechnique

L’étanchéité

Un bassin qui confine des eaux polluées doit être étanche. Selon la nappe et le sol, nous retenons une géomembrane étanche ou un radier en béton, que nous comparons dans l’étude technico-économique. De plus, nous vérifions le comportement du bassin vide sous la nappe. Voir le choix du revêtement.

Géomembrane étancheBétonSous-pressions

L’ouvrage de sortie

Il réunit l’orifice calibré, qui fixe le débit de fuite, la vanne d’isolement et la surverse de sécurité. Ainsi, le bassin se vide seul par temps de pluie et se ferme en cas d’incendie. En effet, la vanne ne règle pas le débit : l’orifice le fixe, et la vanne s’ouvre ou se ferme.

Orifice calibréSurverse

La vanne d’isolement

Elle se commande automatiquement par la détection incendie et à la main. Nous pouvons aussi prévoir sa fermeture en cas de coupure d’énergie. Enfin, un coffret de commande l’alimente et la signale.

Commande automatiqueCommande manuelle

Sur tout bassin à ciel ouvert, nous implantons systématiquement un dégrillage ou un filtre en amont, puis un autre en aval, devant l’orifice calibré. Ils retiennent ainsi les déchets et les flottants, et évitent le colmatage de l’orifice. Par ailleurs, la sortie du bassin est basse : sans relevage, l’équipement de dépollution se trouverait à forte profondeur pour suivre ce fil d’eau. C’est pourquoi nous prévoyons souvent un poste de relevage entre le bassin et la dépollution, qui permet de l’implanter à faible profondeur. Voir notre page poste de relevage sur mesure.

Dimensionner

Quelles données fixent la taille du bassin ?

En effet, le volume ne se devine pas : il découle de quelques données précises. En outre, chacune vient d’un texte, d’un plan ou d’une étude.

Donnée D’où elle vient Effet sur le bassin
Surfaces imperméabilisées Plan de masse du site Plus de surface donne plus de ruissellement, donc un volume V1 plus grand
Coefficient de ruissellement Généralement les valeurs du SETRA Il fixe la part de pluie qui rejoint le bassin
Pluie de projet Statistiques locales ; durée et période de retour demandées par la collectivité ou l’arrêté Une pluie plus rare impose un bassin plus grand
Débit de fuite Prescription de l’arrêté, de la collectivité ou du schéma d’eau local Un débit plus faible allonge le stockage nécessaire
Volume d’eaux d’extinction Calcul D9A de votre site Il fixe le volume V2 à garder disponible
Nappe et sol Études NPHE et géotechnique Elles fixent la profondeur, le fond de forme et l’étanchéité

La période de retour est la durée moyenne entre deux pluies d’intensité égale ou supérieure. Par exemple, une pluie décennale a une chance sur dix de se produire chaque année. Toutefois, elle ne revient pas tous les dix ans à date fixe. Pour la méthode, voir notre page étude hydraulique ICPE. Pour fixer un débit de rejet compatible avec le cours d’eau, voir notre étude de compatibilité des rejets aqueux avec le milieu naturel.

Revêtement

Géomembrane étanche ou béton : quel revêtement pour votre bassin ?

Le revêtement rend le bassin étanche. Ainsi, son choix pèse sur le coût de l’ouvrage et sur la protection des eaux souterraines. Nous le décidons après l’étude de nappe (NPHE) et l’étude géotechnique, puis nous le chiffrons en variantes.

La géomembrane étanche

Une membrane en polymère est soudée sur le radier et les talus, sur un fond de forme préparé et un géotextile de protection. Elle convient notamment quand la nappe reste sous le fond du bassin, avec une marge. De plus, l’investissement est généralement plus bas. En revanche, les soudures se contrôlent, la membrane se protège du poinçonnement et le curage se fait avec précaution.

TalusSoudures contrôléesGéotextile

Le béton

Un radier et des voiles en béton armé, avec des joints traités. Il convient notamment quand la nappe est haute ou fluctuante, quand la place manque ou quand les engins de curage circulent dans le bassin. Par ailleurs, il reprend les sous-pressions par son poids, un lestage ou un drainage. L’investissement est généralement plus élevé, mais l’ouvrage est robuste.

Nappe hauteEmprise réduiteSous-pressions

Critère Géomembrane étanche Béton
Eaux souterraines (NPHE) Nappe sous le fond, avec une marge ; sinon, risque de soulèvement de la membrane Adapté à une nappe haute ; sous-pression reprise par le poids, le lestage ou le drainage
Nature des eaux confinées Compatibilité chimique de la membrane avec les polluants à vérifier Béton à protéger si les eaux sont agressives
Emprise Talus en pente : plus de surface au sol Voiles verticaux possibles : emprise réduite
Entretien et curage Curage avec précaution ; contrôle visuel des soudures Curage mécanique possible ; fissures et joints à surveiller
Investissement Généralement plus bas Généralement plus élevé
Contrôle d’étanchéité Contrôle des soudures à la réalisation Essai d’étanchéité en eau

En effet, ce choix engage le budget du projet. C’est pourquoi nous comparons les deux revêtements dans l’étude technico-économique : investissement, entretien et durée de vie, pour votre site et votre nappe. Vous décidez ensuite sur des chiffres, et non sur une habitude de chantier.

En cas d’incendie

Cinq temps pour garder les eaux polluées sur le site

Détecter

D’abord, la détection incendie, l’alarme ou un opérateur déclenche la procédure.

Fermer

Ensuite, la vanne d’isolement ferme la sortie du bassin, automatiquement ou à la main.

Confiner

Puis, les eaux d’extinction et la pluie s’accumulent dans le bassin, sans rejoindre le milieu naturel.

Analyser

Enfin, un laboratoire contrôle les eaux, à partir du regard de prélèvement ou du bassin.

Traiter ou évacuer

Selon les résultats, les eaux sont traitées sur site puis rejetées, ou évacuées en centre de traitement agréé.

Le principe vient de l’arrêté du 4 octobre 2010, et le guide D9A donne le volume à retenir. Par ailleurs, un poste de relevage placé en aval peut aussi confiner les eaux : l’arrêt de ses pompes les garde dans le bassin. Voir notre page poste de relevage sur mesure.

Exploiter

Garder un bassin prêt à servir

Un bassin de confinement ne sert qu’une fois, mais il doit fonctionner ce jour-là. C’est pourquoi nous prévoyons son exploitation dès la conception.

Vous contrôlez

  • Le curage des boues déposées dans le radier
  • L’orifice calibré, qui ne doit pas se colmater
  • Les talus, la géomembrane et la surverse
  • Les grilles ou filtres, en amont et en aval du bassin, à nettoyer régulièrement
  • Le poste de relevage et ses pompes
  • Le regard de prélèvement et l’équipement de dépollution

Vous testez

  • La fermeture de la vanne, à la fréquence que fixe votre arrêté ou votre analyse des risques
  • La commande automatique et la commande manuelle
  • L’alimentation du coffret et son alarme
  • La consigne écrite : qui ferme, qui prévient, qui analyse

Nous vous remettons

  • Les plans du bassin et de l’ouvrage de sortie
  • La note de dimensionnement
  • Le schéma de principe de fonctionnement
  • Les informations utiles à votre consigne d’exploitation

Qui fait quoi

Ce qu’INGETECH fait, et ce qui reste à votre charge

Nous concevons le bassin et dessinons ses plans. La construction se fait ensuite selon la prestation que vous choisissez.

INGETECH conçoit

  • Le cadrage, les calculs de volumes et la note de dimensionnement
  • Le choix du revêtement, géomembrane étanche ou béton, chiffré en variantes dans l’étude technico-économique
  • Les plans du bassin et de l’ouvrage de sortie
  • Le schéma de fonctionnement et la commande de la vanne
  • Les pièces techniques de votre dossier ICPE ou loi sur l’eau

Selon votre choix

À votre charge

  • Les études de sol et de nappe, que nous cadrons avec vous
  • Les terrassements et l’alimentation électrique, hors conception-réalisation
  • L’exploitation, l’entretien et les essais de la vanne
  • Le paiement des analyses d’eau en cas de sinistre

Notre méthode

De votre besoin au bassin dessiné

Cadrer

Surfaces, activités, arrêté, rejet, débit de fuite et place disponible.

Étudier le sol

Étude hydrogéologique (NPHE), puis étude géotechnique du fond de forme.

Dimensionner

Volume de régulation, volume D9A, mutualisation éventuelle et surverse.

Concevoir

Bassin, étanchéité, ouvrage de sortie, vanne, coffret et plans INGETECH.

Suivre

Consultation, direction des travaux ou réalisation, selon la prestation.

Avant les plans, nous réalisons l’étude technico-économique : elle compare les variantes (revêtement, filière de dépollution, relevage) et chiffre chacune. Par ailleurs, pour financer l’ouvrage, voyez aide et financement. De même, en amont du bassin, voyez la collecte des eaux pluviales. Vous doutez de la conformité de vos ouvrages actuels ? Dans ce cas, notre audit de conformité EAU ICPE fait le point.

Vous voulez aussi traiter l’eau avant son rejet ? Dans ce cas, voyez notre page bassin de décantation industriel et notre page traitement des eaux pluviales.

Pourquoi INGETECH

Un bureau d’études indépendant, qui dessine ses ouvrages

Régulation et confinement pensés ensemble

En effet, la loi sur l’eau et la prévention des incendies se traitent souvent séparément. Nous les réunissons donc dans un seul dossier cohérent.

Des plans lisibles

Nos plans montrent chaque organe : arrivée, volumes, surverse, orifice, vanne. Ainsi, votre équipe et votre inspecteur comprennent l’ouvrage.

Une qualification reconnue

INGETECH est qualifiée OPQIBI 0803, étude d’assainissement et de protection des milieux récepteurs (certificat n° 23 12 5431).

Notre principe

« Un bassin de régulation se dimensionne pour la pluie, et se vérifie pour l’incendie. »

INGETECH

« Une vanne de confinement ne vaut que si l’on sait quand elle se ferme, qui la ferme et comment on la teste. »

INGETECH

Lexique

Les mots du bassin de régulation et de confinement

Pluie, débits et incendie

Bassin de régulation

Bassin qui stocke l’eau de pluie, puis la rejette lentement, à un débit limité.

Débit de fuite

Débit maximal que le bassin a le droit d’envoyer vers l’aval, fixé par l’arrêté ou la collectivité.

Pluie de projet

Pluie de référence, choisie par sa durée et sa période de retour, qui sert à dimensionner le bassin.

Période de retour

Durée moyenne entre deux pluies d’intensité égale ou supérieure. Elle ne fixe donc pas de date de retour.

Confinement

Action de garder sur le site les eaux polluées, pour les analyser avant tout rejet.

Eaux d’extinction

Eaux des lances et des sprinklers utilisées contre un incendie, souvent chargées de polluants.

Guide D9A

Guide pratique qui permet de calculer le volume de rétention des eaux d’extinction.

Ouvrage de sortie et équipements

Ouvrage de sortie

Regard placé en aval du bassin, qui réunit l’orifice, la vanne et la surverse.

Orifice calibré

Ouverture de diamètre précis, qui limite le débit sortant du bassin.

Vanne d’isolement

Vanne qui ferme la sortie du bassin pour y garder les eaux polluées.

Surverse

Passage de sécurité par lequel l’eau s’échappe quand le bassin est plein.

Dégrillage

Grille ou filtre qui retient les déchets et les flottants, en amont et en aval du bassin.

Poste de relevage

Ouvrage équipé de pompes, qui remonte l’eau pour éviter d’enterrer profondément l’équipement placé en aval.

Sol, nappe et revêtement

Radier

Fond du bassin, avec une pente douce vers l’ouvrage de sortie.

Géomembrane

Membrane étanche en polymère, posée sur le fond et les talus du bassin pour empêcher les infiltrations.

Sous-pression

Poussée de l’eau de la nappe sous le fond d’un bassin vide. Elle peut ainsi le soulever si on ne la reprend pas.

NPHE

Niveau des plus hautes eaux de la nappe. Ainsi, le fond du bassin se place au-dessus, avec une marge à vérifier.

Fond de forme

Surface du sol terrassé qui reçoit l’étanchéité, définie par l’étude géotechnique.

Questions fréquentes

Vos questions sur le bassin de régulation et de confinement

Un seul bassin peut-il réguler la pluie et confiner les eaux d’incendie ?

Oui, c’est le bassin mixte. Il demande donc une vanne sur la sortie et un calcul qui montre que les volumes s’additionnent ou se mutualisent. Votre arrêté peut aussi imposer deux ouvrages séparés.

Qu’est-ce que le débit de fuite ?

C’est le débit maximal que le bassin envoie vers l’aval. Ainsi, l’arrêté, la collectivité ou le schéma d’eau local le fixent. Par conséquent, plus il est faible, plus le bassin doit être grand.

Comment calculer le volume de confinement ?

Ainsi, nous appliquons le guide D9A. Il additionne le débit des secours, les moyens fixes comme les sprinklers, les intempéries et les liquides présents. Voir notre page calcul D9A.

Le bassin doit-il être étanche ?

Oui, s’il confine des eaux polluées. Selon la nappe et le sol, nous retenons une géomembrane étanche ou un radier en béton.

Géomembrane ou béton : comment choisir le revêtement ?

Le choix dépend de la nappe, de la nature des eaux confinées, de la place disponible et du budget. Une nappe haute oriente vers le béton ; une nappe profonde permet souvent la géomembrane. Ensuite, nous comparons les deux dans l’étude technico-économique.

Le revêtement change-t-il le coût du bassin ?

Oui, il pèse dans l’investissement, puis dans l’entretien. Le béton coûte généralement plus cher à construire, et la géomembrane demande plus de précautions au curage. Ainsi, l’étude technico-économique chiffre les deux variantes pour votre site.

Pourquoi faire une étude de nappe et de sol ?

Parce qu’un bassin vide, sous la nappe, subit des sous-pressions. L’étude donne le NPHE, puis l’étude géotechnique définit le fond de forme. Ainsi, nous fixons la profondeur sans risque.

Que devient l’eau après un incendie ?

D’abord, un laboratoire l’analyse. Selon les résultats, elle est traitée sur site puis rejetée, ou évacuée en centre de traitement agréé. Par ailleurs, la dilution ne doit en aucun cas servir à respecter les valeurs limites.

La vanne se ferme-t-elle automatiquement ?

Elle peut se fermer sur détection incendie, et à la main. Nous pouvons aussi prévoir sa fermeture en cas de coupure d’énergie. Le mode exact se fixe donc avec votre analyse des risques.

Faut-il dépolluer l’eau avant son rejet ?

Cela dépend de la pollution à abattre, donc de vos activités et de la qualité de l’eau à traiter. Nous définissons au cadrage l’équipement ou la filière de dépollution de l’eau, par exemple un décanteur lamellaire à traitement progressif. Votre arrêté fixe ensuite les valeurs limites à respecter avant le rejet.

INGETECH construit-elle le bassin ?

Cela dépend de la prestation. En maîtrise d’œuvre, vous choisissez les entreprises et nous contrôlons les travaux. En conception-réalisation, INGETECH conçoit puis fait réaliser.

Comment obtenir une offre ?

Décrivez-nous votre site. Ensuite, après cadrage, nous vous proposons une mission avec son contenu et son devis.

Faut-il un dégrillage sur un bassin ?

Oui, sur tout bassin à ciel ouvert, nous prévoyons un dégrillage ou un filtre en amont et un autre en aval. Ils retiennent ainsi les déchets et les flottants, et protègent l’orifice calibré du colmatage. De plus, leur nettoyage fait partie de l’exploitation.

Pourquoi prévoir un poste de relevage en aval du bassin ?

La sortie du bassin est basse, car elle se trouve au niveau du radier. Sans relevage, l’équipement de dépollution serait donc enterré très profondément pour suivre ce fil d’eau. Un poste de relevage remonte l’eau, et la dépollution s’implante alors à faible profondeur. Voir notre page poste de relevage sur mesure.

Votre projet

Un bassin de régulation et de confinement à concevoir pour votre site ?

Envoyez-nous quelques informations. Nous revenons ensuite vers vous avec une première proposition de mission, à commencer si besoin par une étude technico-économique.

Ou appelez-nous : +33 (0)5 56 22 94 21, du lundi au jeudi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h, le vendredi de 9 h à 12 h.

Ce qui nous aide à vous répondre

  • Les surfaces du site et leur nature : toiture, voirie, stockage
  • Votre arrêté préfectoral ou votre rubrique ICPE
  • Le point de rejet et le débit de fuite imposé, s’ils sont connus
  • Le calcul D9A existant, ou la nature des stocks
  • La place disponible et, si possible, les études de sol