Étude hydraulique · Eaux pluviales et résiduaires · ICPE
Étude hydraulique ICPE : dimensionnez juste vos ouvrages de rétention et de traitement
Une étude hydraulique ICPE calcule les débits et les volumes d’eau à gérer sur votre site. Ainsi, INGETECH dimensionne vos bassins et vos ouvrages de traitement selon la réglementation, sans surcoût inutile.
- Ingénieur ICPE spécialisé en eau
- Calculs justifiés et traçables
- Ingénierie qualifiée OPQIBI

Qu’est-ce qu’une étude hydraulique ICPE ?
Une étude hydraulique ICPE est le calcul préalable à tout aménagement d’eau sur un site classé. En effet, elle détermine le débit de pointe, le volume de rétention et le débit de rejet admissible. Ainsi, vous savez précisément quels ouvrages construire.
Sur un site ICPE, les surfaces extérieures sont souvent imperméabilisées. Par conséquent, la pluie ruisselle vite et se charge en polluants. C’est pourquoi un bassin tampon amortit le pic de pluie avant le rejet ou l’infiltration.
Toutefois, un ouvrage trop petit déborde, tandis qu’un ouvrage trop grand coûte cher pour rien. Ainsi, l’étude trouve le bon compromis entre conformité et budget.
Étude hydraulique ICPE : quatre types d’eaux à distinguer
En effet, chaque eau impose un risque et un dimensionnement différents. Ainsi, notre étude identifie et caractérise chacune d’elles.

Collectées en descente de gouttière, avant tout contact avec le sol. Leur qualité est correcte, donc un réemploi non potable est possible.
Elles ont touché des toitures ou des voiries. Par conséquent, elles se chargent en sédiments et en polluants divers.
Ces pluviales ruissellent sur des aires d’activité : hydrocarbures, métaux, matières en suspension. Donc un bassin de régulation de débit bien dimensionné et un système de traitement (décanteur lamellaire, etc…) les traitent le plus souvent.
Elles proviennent des process ou du lavage, donc elles exigent un traitement avant rejet, selon l’arrêté ICPE applicable.
Cas particulier : les eaux d’extinction d’incendie. L’arrêté du 4 octobre 2010 impose de les confiner sur le site, afin d’éviter toute pollution du milieu. Ensuite, le guide D9A donne la méthode pour calculer le volume de rétention nécessaire.
« Le propriétaire supérieur ne peut rien faire qui aggrave la servitude du fonds inférieur. »
Code civil, article 640 : le principe qui fonde la régulation des eaux de ruissellement
Les références qui encadrent l’étude hydraulique ICPE
Voici les textes que nous mobilisons. Selon votre rubrique ICPE et votre bassin hydraulique, certains imposent des valeurs précises.
Ainsi, l’arrêté préfectoral et l’arrêté ministériel de votre rubrique ICPE, comme l’arrêté du 2 février 1998, fixent les règles de collecte, de rétention et de rejet des eaux.
Ainsi, il encadre la rétention des eaux polluées et des eaux d’extinction d’incendie. Le guide D9A sert alors à dimensionner cette rétention.
Par exemple, la rubrique 2.1.5.0 de la nomenclature IOTA (loi sur l’eau) vise le rejet d’eaux pluviales. En effet, le seuil de déclaration est de 1 hectare, celui d’autorisation de 20 hectares, bassin versant intercepté compris.
Les communes délimitent un zonage pluvial. Ainsi, il peut limiter l’imperméabilisation et imposer un débit de fuite à votre projet.
Selon le bassin, ils fixent les périodes de retour, les débits de fuite et les règles de rétention à respecter.
Enfin, elle encadre la conception et le dimensionnement des réseaux d’évacuation et d’assainissement à l’extérieur des bâtiments.
Retrouvez les textes officiels sur Légifrance.
Étude hydraulique ICPE : les calculs de base, sans jargon
Voici les trois relations au cœur de toute étude. Elles s’écrivent simplement. En revanche, leurs coefficients engagent la conformité de votre site.
Ici, Q est le débit de pointe, C le coefficient de ruissellement (sans unité), i l’intensité de la pluie et A la surface du bassin versant. Attention : selon les unités retenues, un facteur de conversion s’applique. Enfin, cette méthode rationnelle convient aux petits bassins versants.
Ici, i est l’intensité moyenne de la pluie pour une durée t. De plus, a et b sont les coefficients de Montana, publiés pour une station météorologique et une période de retour données : 10, 20, 50 ou 100 ans, par exemple.
Ici, V est le volume à stocker, Qe le débit qui arrive à l’ouvrage, Qf le débit de fuite autorisé et t la durée de la pluie. Ainsi, nous calculons (Qe − Qf) × t pour chaque durée de pluie. Ensuite, nous retenons la valeur maximale obtenue.
Selon le contexte, nous appliquons aussi la méthode de Caquot, issue de l’instruction technique 77-284 sur les réseaux d’assainissement. Les coefficients de ruissellement retenus sont généralement ceux du SETRA. En revanche, leur application à chaque type de surface et le choix de la période de retour demandent de l’expérience.
Quatre familles de données avant tout calcul
Nous vérifions la sensibilité du milieu, car des zones humides ou des captages peuvent exister.
Ensuite, nous croisons l’arrêté ICPE, le SDAGE, le SAGE, le PLU et le zonage pluvial.
Puis nous relevons les surfaces, les pentes et la perméabilité des sols.
Enfin, nous retenons les courbes IDF du secteur, ainsi que des périodes de retour adaptées.
La méthode de l’étude hydraulique ICPE en 5 étapes
Ainsi, chaque calcul reste justifié et chaque hypothèse reste traçable. Vous pouvez donc le défendre face à l’inspection.
- Cadrage
D’abord, visite du site, plans, arrêtés et surfaces par nature de sol.
- Pluie de référence
Ensuite, choix de la période de retour et des courbes locales.
- Débits et volumes
Puis calculs par surface et par scénario de pluie.
- Dimensionnement
Bassin, régulation, séparateur et confinement : donc taille et implantation.
- Restitution
Enfin, note de calcul justifiée, plans de principe et réunion de restitution.
De l’étude hydraulique ICPE au bassin construit
En effet, nos calculs ne restent pas sur le papier. INGETECH conçoit aussi des bassins tampons, des bassins de décantation et des ouvrages de confinement.



Un bureau d’études qui conçoit aussi les ouvrages
Qualification OPQIBI 0803 : étude d’assainissement et de protection des milieux récepteurs (certificat n° 23 12 5431). Bureau d’études indépendant, créé en 2014. Deux projets clients menés de bout en bout et récompensés par l’Agence de l’Eau Seine-Normandie (2019 et 2021).Ainsi, nous nous consacrons à l’eau des sites industriels, partout en France.
Chaque hypothèse est documentée. Elle reste donc défendable devant l’inspection.
Nous dimensionnons selon vos flux réels, pas selon des ratios génériques.
Nous pouvons ensuite concevoir et suivre la réalisation des ouvrages.
Les mots simples de l’étude hydraulique ICPE
Ces termes peuvent sembler techniques. Voici donc leur sens, sans jargon.
- Période de retour
- Durée moyenne qui sépare deux pluies d’intensité égale ou supérieure. Ainsi, une pluie décennale a une chance sur dix de se produire, ou d’être dépassée, chaque année. Elle ne revient donc pas à intervalle régulier.
- Débit de pointe
- Débit maximal que le réseau doit évacuer pendant la pluie de référence, en litres par seconde.
- Débit de fuite
- Débit maximal que le site peut rejeter ou infiltrer. Il est fixé par l’arrêté, le SDAGE, le SAGE ou le zonage pluvial.
- Coefficient de ruissellement
- Part de la pluie qui ruisselle au lieu de s’infiltrer. Ainsi, une toiture ruisselle presque entièrement, mais un espace vert beaucoup moins.
- Courbes IDF
- Courbes intensité-durée-fréquence : elles donnent l’intensité d’une pluie selon sa durée et sa période de retour.
- Bassin tampon
- Ouvrage qui stocke l’eau pendant la pluie, puis la restitue lentement. Ainsi, il amortit le pic de débit.
- SDAGE et SAGE
- Documents de planification de l’eau. Le SDAGE couvre un grand bassin, tandis que le SAGE couvre une zone plus locale.
- ICPE
- Installation classée pour la protection de l’environnement : un site dont l’activité peut présenter des risques ou des nuisances. Voir la base AIDA de l’INERIS.
Après l’étude hydraulique ICPE : les étapes suivantes
Ensuite, vous choisissez la solution la plus adaptée, puis vous la financez et la réalisez.
Questions fréquentes sur l’étude hydraulique ICPE
Pourquoi réaliser une étude hydraulique ICPE ?
Une étude hydraulique ICPE permet de dimensionner vos ouvrages au plus juste. Ainsi, vous évitez les débordements, vous respectez le débit de rejet autorisé et vous justifiez vos choix devant l’administration.
Quelle période de retour retenir pour le calcul ?
Elle dépend de l’arrêté, du SDAGE, du SAGE et du zonage pluvial. Par exemple, une pluie décennale sert souvent de base, tandis qu’une pluie centennale vérifie la sécurité du site. Ensuite, nous confirmons la valeur applicable à votre projet.
Quelle différence avec l’étude technico-économique ?
L’étude hydraulique calcule et dimensionne les ouvrages. Ensuite, l’étude technico-économique compare plusieurs solutions et leurs coûts pour décider. Les deux démarches se complètent.
Quels documents faut-il nous transmettre ?
Un plan du site, les surfaces par nature de sol et l’arrêté préfectoral suffisent pour démarrer. De plus, vos études précédentes nous aident si elles existent. Ensuite, une visite complète les données.
Une étude hydraulique est-elle obligatoire ?
Elle n’est pas toujours exigée sous ce nom. En revanche, elle devient indispensable dès que vous créez ou modifiez des surfaces imperméabilisées ou des ouvrages d’eau. Par ailleurs, l’inspection des installations classées la demande souvent.
Quels ouvrages l’étude permet-elle de dimensionner ?
Ainsi, elle dimensionne les bassins de rétention et d’orage, les noues, les tranchées, les séparateurs à hydrocarbures, les bassins de décantation et les ouvrages de confinement des eaux d’extinction.
L’étude hydraulique ICPE est-elle subventionnée ?
Souvent, oui. En effet, la majorité de nos études sont éligibles aux aides des Agences de l’Eau. Toutefois, la demande doit précéder toute commande. Consultez notre page sur les subventions des Agences de l’Eau.
Une étude hydraulique ICPE à lancer sur votre site ?
Parlons-en. Ensuite, nous vous indiquons les données utiles et le calendrier de l’étude.

