Étude technico-économique · Eau industrielle et ICPE
Étude technico-économique eau ICPE : choisissez la bonne solution, chiffres à l’appui
Une étude technico-économique compare plusieurs solutions de gestion de l’eau sur votre site. Vous décidez ensuite avec des critères clairs : coût, performance, conformité et délai.
- Bureau d’études indépendant depuis 2014
- Qualifié OPQIBI
- Études éligibles aux aides des Agences de l’Eau

Qu’est-ce qu’une étude technico-économique pour l’eau en ICPE ?
Une étude technico-économique est une analyse structurée. Elle identifie, compare et classe plusieurs solutions techniques répondant à un besoin lié à l’eau. Cette analyse intègre ainsi à la fois les coûts d’investissement, les coûts d’exploitation et les performances.
Elle aboutit donc à une recommandation motivée. Cette recommandation guide ensuite l’exploitant dans son choix. Le rapport constitue aussi le justificatif technique à présenter à la DREAL ou au SDIS.
En ICPE, l’étude intervient souvent après un calcul réglementaire (D9, D9A, étude hydraulique). En effet, le calcul fixe le besoin. Ensuite, l’étude trouve la meilleure manière d’y répondre, au meilleur coût global.
Une véritable alliée pour choisir : comparez avant d’investir
En effet, face à plusieurs solutions possibles, l’intuition ne suffit pas. Pour une rétention d’eaux d’extinction, par exemple, le coût de construction varie d’un facteur 2 à 5 selon la solution retenue. Une comparaison objective évite donc les mauvais choix, et les mauvaises surprises.
| Critère | Solution AOuvrage simple | Solution BFilière complète | Solution CFilière mixte |
|---|---|---|---|
| Performance d’épuration | ●○○○ | ●●●● | ●●●○ |
| Conformité aux valeurs limites de rejet | ●○○○ | ●●●● | ●●●○ |
| Investissement (CAPEX) | ●●●● | ●●○○ | ●●○○ |
| Exploitation et maintenance (OPEX) | ●●●○ | ●●●○ | ●●○○ |
| Emprise et délai de mise en œuvre | ●●●● | ●●●○ | ●○○○ |
| Verdict de l’étude | Écartée : non conforme | Recommandée | Alternative |
Exemple fictif destiné à illustrer la méthode : plus il y a de points, plus le critère est favorable. Chaque étude INGETECH est chiffrée à partir des données réelles de votre site.
Ainsi, toutes les solutions comparées sont recevables sur le plan réglementaire. Les autres sont en effet écartées avec justification.
Vous raisonnez donc en coût global sur 20 ans, et non sur le seul prix d’achat. Les études révèlent aussi des postes oubliés au départ.
Le rapport s’adresse en effet à la DREAL, au SDIS, aux banques et à l’Agence de l’Eau. Il répond ainsi aux trois questions clés : quel budget, quelle technicité, quelles exigences réglementaires ?
Eau, bien rare : trois décisions que l’étude technico-économique éclaire
En effet, l’eau devient une ressource rare. Le Plan eau de mars 2023 vise ainsi 10 % de prélèvements en moins d’ici 2030. Par ailleurs, le décret n° 2023-835 encadre l’usage des eaux de pluie et des eaux usées traitées. Les industriels ont donc intérêt à anticiper, car chaque site a ses propres contraintes.
Dépolluer avant le rejet
Définissez d’abord la filière de traitement adaptée à vos eaux résiduaires, industrielles et de process. Votre objectif est ainsi de respecter le milieu récepteur, qu’il s’agisse d’un fleuve, de la mer ou de l’océan.
- Les filières physico-chimiques, biologiques ou mixtes
- Leur performance face aux valeurs limites de rejet
- Leurs coûts d’investissement et d’exploitation
Récupérer l’eau de pluie
Captez l’eau des toitures autant que nécessaire, tant que c’est compatible avec l’environnement. Réservez-la ensuite aux usages qui n’exigent pas d’eau potable.
- Le volume de stockage à dimensionner
- Les usages couverts : lavage, arrosage, chasses d’eau
- L’équilibre entre eau captée et débit rendu au milieu
Recycler les eaux traitées
Dépolluez, puis réutilisez vos eaux dès que c’est possible. Mais le projet doit rester justifié sur trois plans : technique, économique et sociétal.
- La qualité d’eau exigée par l’usage visé
- La rentabilité face au prix de l’eau et des rejets
- L’acceptabilité par les parties prenantes et les riverains
Pour chaque solution, la démarche reste la même : éviter, réduire, puis compenser, afin de ne pas impacter le milieu naturel.
Notre méthode d’étude technico-économique en 5 étapes
Ainsi, de la visite du site à la décision finale, chaque étape prépare la suivante. Vous gardez donc la main sur le choix.
-
Cadrage : fixer le périmètre et les critères
Chaque mission démarre d’abord par une visite de site, un audit documentaire (arrêtés préfectoraux, plans, études, analyses) et un atelier avec l’exploitant. Puis, ensemble, nous définissons les contraintes non négociables : délais, foncier, budget. Nous pondérons aussi les critères d’évaluation.
-
Analyse de l’existant : comprendre le site
En effet, cette phase est la plus déterminante. Nous étudions d’abord le contexte environnemental (géologie, nappes, captages, pluviométrie, perméabilité) et le contexte réglementaire (PLU, SDAGE, arrêtés). Nous analysons également les activités par secteur, les pollutions émises, les consommations d’eau et les réseaux humides EP et EUI.
-
Solutions : identifier puis présélectionner
INGETECH décrit toutes les solutions envisageables, puis applique un filtre éliminatoire. Ainsi, les options incompatibles avec la réglementation, le foncier ou le délai sont écartées avec justification. Enfin, trois solutions restent en lice, chacune avec schémas, notes de calcul, équipements et travaux à réaliser.
-
Comparaison multicritères : chiffrer et noter
Chaque solution est d’abord évaluée sur six axes. L’analyse économique estime l’investissement (CAPEX) et les coûts annuels d’exploitation (OPEX), puis calcule un coût global actualisé sur 20 ans. Enfin, le résultat prend la forme d’une matrice notée, d’un graphique radar et d’une synthèse en langage clair.
-
Restitution : choisir et préparer la suite
L’étude vous est transmise par lien sécurisé, puis présentée en réunion sur site ou en visioconférence. Vous choisissez alors la solution à mettre en œuvre. Ensuite, INGETECH rédige la synthèse, avec les gains environnementaux quantifiés lorsque c’est possible. En option, nous poursuivons en assistance à maîtrise d’ouvrage, en dossier de consultation des entreprises, en demande de subvention ou en maîtrise d’œuvre.
Six critères pour comparer les solutions
Ainsi, les critères sont validés avec vous dès le cadrage. Leur pondération reflète donc vos priorités, et non un standard.
Efficacité de traitement, dimensionnement, durabilité et compatibilité avec vos équipements existants.
Facilité d’exploitation, besoin en personnel, fréquence de maintenance et disponibilité des équipements.
Conformité aux arrêtés préfectoraux, aux prescriptions du SDIS et de la DREAL, et aux normes en vigueur.
Investissement, exploitation, maintenance et retour sur investissement, lorsqu’il est pertinent.
Délai de mise en œuvre, disponibilité des entreprises et continuité d’exploitation pendant les travaux.
Impact sur les milieux aquatiques, gestion des déchets du traitement et gains pour la ressource en eau.
Dans quels cas réaliser une étude technico-économique ?
L’étude est utile dès que plusieurs solutions sont possibles. Voici donc les situations les plus fréquentes sur un site ICPE.
Le volume de rétention est important, mais plusieurs ouvrages sont envisageables : bassin béton, réserve souple, rétention déportée ou aménagement de l’existant.
Le débit D9 ne peut être assuré ni par vos moyens actuels ni par le réseau public. Il faut alors comparer citerne souple, réserve enterrée, retenue naturelle ou bâche à eau.
Plusieurs filières atteignent les valeurs limites de l’arrêté préfectoral. Elles diffèrent pourtant par leur coût, leur emprise et leurs contraintes d’exploitation.
Vous souhaitez capter l’eau de pluie des toitures ou recycler vos eaux de process. L’étude vérifie alors que le projet est justifié sur les plans technique, économique et sociétal.
Vous devez alors remettre un plan d’action dans un délai imposé. L’étude identifie donc vite les solutions réalisables et justifie vos choix auprès de l’inspecteur.
Toute modification substantielle exige un dossier. L’étude démontre alors que les nouvelles installations respectent les meilleures techniques disponibles et les valeurs limites de rejet.
Des études éligibles aux aides des Agences de l’Eau
Votre étude peut bénéficier d’une subvention de l’Agence de l’Eau de votre bassin. INGETECH vous accompagne aussi dans cette démarche, comme pour les équipements et les travaux qui en découlent.
À noter : la demande doit être accordée par l’Agence avant toute commande. Tout engagement anticipé peut donc vous priver de l’aide.
Pourquoi confier votre étude technico-économique à INGETECH ?
Une étude ne vaut que si son auteur maîtrise les techniques qu’il compare. C’est donc précisément le cas d’INGETECH.
INGETECH conçoit et suit en maîtrise d’œuvre les ouvrages qu’il évalue : bassins de rétention, réseaux séparatifs, équipements DECI, stations de traitement. Les estimations reposent donc sur l’expérience du terrain.
Nous maîtrisons en effet les guides D9 et D9A, la nomenclature ICPE, les arrêtés de référence et les exigences DREAL et SDIS. Toutes les solutions comparées sont ainsi recevables.
Nous concevons des filières de traitement adaptées à votre site, qu’elles soient biologiques ou physico-chimiques, et nous pouvons aussi fournir les équipements.
Critères et pondérations sont validés avec vous. Les hypothèses chiffrées sont aussi tracées, et chaque solution écartée est justifiée.
Si vous le souhaitez, INGETECH assure la maîtrise d’œuvre de la solution retenue. L’étude et les travaux restent ainsi cohérents.
Le rapport est lisible par l’exploitant, annexable à un dossier DREAL et présentable à un conseil d’administration. Enfin, les délais sont calés sur vos échéances.
Questions fréquentes sur l’étude technico-économique
Les réponses aux questions que les exploitants nous posent le plus souvent.
Quel est l’objectif d’une étude technico-économique eau ICPE ?
Elle compare d’abord plusieurs solutions de gestion ou de traitement de l’eau avant tout investissement. L’étude évalue ensuite leurs coûts, leurs performances, leur conformité réglementaire et leur délai. Elle débouche enfin sur une recommandation motivée, qui facilite la décision de l’exploitant.
Quand faut-il réaliser une étude technico-économique ?
Elle est utile après un calcul D9 ou D9A, pour traiter des eaux pluviales ou des effluents, après une inspection DREAL, ou avant une extension d’activité. Elle l’est aussi pour envisager la récupération d’eau de pluie ou le recyclage des eaux de process.
Que compare concrètement une étude technico-économique ?
Ainsi, chaque solution est évaluée sur six axes : technique, exploitation, réglementaire, économique, planning et environnemental. L’analyse économique calcule ensuite l’investissement, les coûts d’exploitation et un coût global actualisé sur 20 ans.
Peut-on récupérer l’eau de pluie des toitures sur un site industriel ?
Oui, pour les usages qui n’exigent pas d’eau potable : lavage, arrosage, chasses d’eau, et certains usages de process selon la qualité requise. L’étude dimensionne alors le stockage et vérifie aussi que le projet reste compatible avec l’environnement et la réglementation.
Le recyclage de l’eau est-il toujours pertinent ?
Non. Il l’est lorsqu’il se justifie sur trois plans : technique, économique et sociétal. L’étude permet donc de le vérifier, en comparant le recyclage aux autres solutions.
L’étude technico-économique est-elle subventionnée ?
Oui, les études sont éligibles aux aides des Agences de l’Eau. La demande doit toutefois être accordée avant toute commande. INGETECH peut vous accompagner dans cette démarche.
Quel budget et quel délai pour une étude technico-économique ?
Le budget dépend du nombre de solutions à comparer et de la complexité du site. INGETECH établit un devis forfaitaire après un premier échange. Le délai est ensuite calé sur les échéances de votre arrêté préfectoral ou de votre projet.
Un projet eau sur votre site ICPE ?
Parlons-en. Nous vous disons alors quelles solutions comparer et comment financer l’étude.

